mercredi 25 novembre 2015

Petits anges ou petits démons ?


Ce matin, Isabelle me dépose à l'école une nouvelle fois (elle m'avait déjà déposé la dernière fois, puisqu'elle avait fini par se lever, inquiète de ne pas m'entendre m'activer à l'heure habituelle). A peine arrivée à l'école, l'ordinateur tout juste allumé et la valise juste posée, A. (ma formatrice qui m'inspecte cette année) passe la tête par la porte.

Stressée, fatiguée, je l'accueille tant bien que mal. On fait déjà quelques points, on discute du programme de la matinée et de comment organiser notre discussion après inspection. Après quelques impressions et une fois que je lui ai donné toutes mes préparations, je file attendre les élèves devant les portes. E. est là, elle n'a toujours pas de remplacement. Elle me propose gentiment de prendre les élèves à la bibliothèque tout à l'heure pour que j'ai le temps de faire un point avec ma formatrice, mais cette dernière refuse, voulant me voir aussi en condition de sortie.

Les élèves rentrent dans le calme, chacun s'installe et la journée peut commencer. Les rituels s'enchaînent et nous commençons la séance de français. J'explique les consignes et les lance sur les exercices, dans un silence aussi parfait que celui de la veille. Chacun s'active pendant que j'aide les plus en difficulté. Je vois ma formatrice qui se lève de temps à autre, discute avec des élèves, le stress monte...
La séance, qui devait durer 45 minutes, arrive à sa fin bien plus tôt que prévu puisque les élèves me termine la page à toute allure. Décidément, j'ai ce matin une classe exceptionnelle ! Comme tout le monde est en activité autonome, je décide d'arrêter là. Il est 9h30 : nous avons rendez-vous à 10h à la bibliothèque, cela laisse un petit temps de mise au clair des consignes en dehors de l'école et un temps de récréation.

J'explique donc que les consignes ne changent parce qu'on change de lieu, que la bibliothécaire est comme une maîtresse, qu'il faut l'écouter. Les questions fusent : combien de livres va-t-on emprunter ? Qu'est-ce qu'on va faire exactement ?
Impossible pour moi de répondre puisque je n'ai croisé la bibliothécaire qu'une seule fois, moment où elle m'a simplement expliqué qu'elle mettrait en place des rallyes lecture pendant l'année, et qu'il fallait noter la date que l'on préférait pour le premier rendez-vous, date à placer avant décembre (le tout expliqué pendant que je surveillais la cour et entre deux réclamations d'élèves). Bref, autant dire que je n'ai pas demandé plus d'infos sur le coup puisque ce n'était pas le meilleur moment pour moi, et que je n'ai pas récupéré plus d'informations par la suite n'étant pas sur place pour la rencontrer à un autre moment que celui de la classe.

La petite récréation se termine par un reproche de ma formatrice : pas besoin de récréation lorsque l'on fait une sortie, le temps de marcher de l'école à la bibliothèque est déjà un temps de récréation, pas besoin d'en rajouter pour ne pas perdre du temps d'apprentissage inutilement. J'acquiesce et dit que je prends note, même si je ne suis pas bien d'accord : les enfants vont devoir se tenir tranquilles, être sages pendant encore une bonne heure, mais aussi faire l'effort de lire, ce qui est du travail pour eux. Si je ne les laisse pas se défouler un peu entre le travail de ce matin (dans un calme et une concentration exemplaires) et ce moment, je pense qu'ils auraient été... intenables !

Arrivés à la bibliothèque, les élèves sont calmes, écoutent avec attention.
Et là, la cata...

La bibliothécaire n'avait en fait rien prévu pour cette séance qui devait quand même durer plus d'une heure. Elle commence par leur montrer où sont les albums, les romans illustrés, les bandes dessinées, les documentaires. Puis elle leur dit qu'ils peuvent aller chercher deux livres et les faire enregistrer auprès d'elle et ensuite les lire calmement ou en lire d'autres. Mouiiiiii....

Evidemment, au bout de vingt minutes, Amar fait des roulades par terre, Ali court entre deux rayons de livres et Cylian et Alexis s'amuse à terrifier les filles avec des images d'araignées. A. me prend par le bras : "alors, qu'est-ce que tu penses de cette séance ?". Beeen... C'est du grand n'importe quoi !
Elle me dit que j'aurais du préparer cette séance avec elle pour cette raison, faire ça conjointement pour éviter les problèmes de ce genre, que je lui ai fais confiance évidemment, mais que parfois il vaut mieux ne pas avoir confiance... Elle arrête Jade au passage et lui demande où est-ce qu'elle peut trouver un album si elle en cherche un. Haussement d'épaules. Un roman illustré ? Jade nous montre du doigt les bacs avec les albums (oups). Un documentaire ? Nouveau haussement d'épaules. Une bande dessinée ? Jade nous montre les bacs à BD à côté d'elle. Ouf, une réponse juste !
A. me fait donc remarquer que la présentation de la bibliothèque a été faite n'importe comment, qu'elle n'était pas adaptée à leur âge et qu'aucun d'eux ne peut s'y retrouver. Donc cette séance n'a été d'aucune utilité ou presque...

Il n'est encore que 10h30 et les élèves commencent à ne plus tenir. Je leur annonce qu'il leur reste 5 minutes pour choisir leurs livres et les faire enregistrer. Je demande au passage à la bibliothécaire s'il serait possible de leur lire un livre ensuite. "Ha euh, ce n'était pas prévu... Mais ouioui d'accord je vais improviser !".

Les enfants finissent de passer leurs livres et s'installent pour l'histoire. La bibliothécaire file dans une autre pièce et en ressort avec un livre sur un lion qui décide de s'installer dans une bibliothèque. Beau livre, très belle histoire, et qui aurait été parfaite pour introduire les règles à suivre dans une bibliothèque (dommage de ne pas l'avoir utilisé en début de séance me souffle Audrey, et je suis tout à fait d'accord !!). Les élèves écoutent dans un silence parfait, imperturbables. Gabriel essaye de prendre la main de Jade en me regardant du coin de l'oeil pour être sûr de ne pas se faire voir.

L'histoire se termine, chacun se rhabille et nous repartons pour l'école. De retour en classe bien plus tôt que prévu, on s'occupe du mot du jour, je distribue les albums et les félicite de leur comportement. Et il reste encore du temps... Je meuble comme je peux, prise au dépourvu et ne voulant pas commencer la séance de mathématiques pour l'interrompre dans dix minutes. Je leur fais donc sortir l'ardoise pour faire un peu de calcul mental et je profite de ce moment pour réviser les doubles.

J'entends du bruit dans le couloir, les élèves de M. se préparent. Nous sortons aussi et chacun se range. J'envoie les élèves et retourne en classe pour mon débriefing.

Pour les points positifs :
-   Elle a trouvé que j'étais ferme et à la fois bienveillante, que j'étais capable d'instaurer une réelle bonne ambiance tout en les gérant correctement. Wahou, ça ça fait plaisir quand on sait que ça fait presque 10 semaines que j'essaye d'arriver à ce résultat ! J'espère simplement qu'ils seront comme ça toutes les semaines maintenant et que ce n'était pas simplement un coup de chance...

-   Elle a beaucoup aimé mon rituel de début de journée ; une feuille avec au départ deux branches VRAI/FAUX, dont partent de chacune deux autres branches VRAI/FAUX, etc. Quatre niveaux donc où les élèves devront mettre le doigt soit sur Vrai soit sur Faux, selon s'ils pensent que l'affirmation que je leur donne est juste ou fausse. Au bout des quatre niveaux, un nom de personnage ; je pose la question "quel jour sommes-nous ?" et je vois ainsi si nous sommes arrivés au bout sans faute ! (l'image est juste au-dessus de ce texte si vous avez du mal à comprendre)
Elle a donc trouvé que c'était bien fait puisque ça permettait de réviser à la fois des mathématiques, de la grammaire, de l'orthographe... Bref, de revoir les notions du moment !

-   Elle a vu également que j'avais appliqué ses conseils sur le travail en autonomie et a beaucoup aimé ce que j'avais mis en place. Pour le reste, elle trouve que je me suis améliorée dans la passation de consignes et que je sais mener à bien une séance.

Pour les points négatifs :
-   Pas assez d'écrit selon elle. Les CE1 devraient passer plus à l'écrit et sont coincés par ce manuel qui ne les laisse pas assez écrire. Il faut donc que je trouve une autre façon de fonctionner qui les aide à écrire plus.

-   J'ai besoin de souligner avec eux le "pourquoi" de l'activité (pourquoi on le fait), et comment peut-on le faire. Elle trouve aussi que je ne les laisse pas assez parler et qu'il faut plus qu'ils me donnent les réponses et me rappellent les notions pour être sûre qu'ils les ont bien intégrées.

-   D'autres réflexions sur la sortie : est-ce que j'ai rempli un papier de sortie ? (non)
Penser à bien préparer avec les intervenants, ne pas faire de récréation avant. Elle a trouvé aussi que la matinée avait eu des "trous bouchés", que j'aurais pu la rendre plus productive.

Du positif donc comme du négatif mais avec la fatigue et ma frustration de n'avoir pas mieux préparé la sortie, dur dur de prendre du recul et de se dire que les remarques sont pour mon bien et que c'est pour m'améliorer. A. repart et me laisse un peu dépitée, je m'en veux de ne pas avoir pris tout mon rôle d'enseignant et de ne pas avoir été capable de prendre mes responsabilités correctement pour ce temps de sortie. Je n'ai qu'une envie, rentrer à la maison...
Je m'installe seule pour manger devant mon ordinateur, tant pis si je ne corrige pas les fichiers de français ce midi (de toute manière, vu l'heure, je n'aurais pas le temps de terminer !), je prends une vraie pause et j'essaye de souffler un peu après cette matinée intense.

Il est déjà vite l'heure d'y retourner. Je discute un peu avec E., lui raconte tout ça. Le directeur me confirme ce que je soupçonnais : pas besoin de papier de sortie pour une sortie de proximité comme celle-ci. Merci ! Voilà déjà quelque chose qui me soulage un peu, je n'étais pas en faute !

On retourne en classe et je les félicite à nouveau de leur comportement. Je leur ajoute une deuxième barre verte et leur annonce que la semaine prochaine je ramènerai un petit bocal dans lequel je glisserai des billes au lieu des barres vertes (qui peuvent être effacées du tableau). Je leur explique qu'arrivés au bout des 5 billes, ils peuvent choisir un privilège, et que même s'ils sont restés sur l'idée de gagner 5 minutes de récréation, il est possible de faire autre chose ; lire une histoire en buvant un chocolat chaud par exemple. Je vois alors 27 yeux qui s'ouvrent grands ("ouaaaaaaah trop bieeeeeen"). Julie lève le doigt : "et si on arrive à 5 billes, on pourrait avoir un sapin dans la classe ???".
Je souris et j'hésite. Je leur explique qu'un vrai sapin, ce serait peut-être trop compliqué mais que je leur promet d'amener un petit sapin en plastique s'ils le souhaitent (et s'ils arrivent à 5 billes !). Chacun se regarde, des étoiles pleins les yeux. Je leur dit qu'ils peuvent réfléchir à d'autres récompenses et on se mettra ensemble d'accord sur la récompense à mettre en place quand on aura 5 billes dans le bocal. Ils sourient : ils sont à fond !

Mais le temps tourne, nous enchaînons donc avec une séance de découverte du monde. Je leur explique au passage que j'ai rangé tous leurs classeurs un à un, et leur explique le fonctionnement. On continue la séquence sur le cycle de vie d'une plante et on passe rapidement à l'évaluation de mathématiques. Une fois terminée, tout le monde sort en récréation.... sauf Théo, qui est en train de pleurer sur sa chaise.
Je vais le voir, il m'annonce qu'il a terriblement mal au ventre. Bienbienbien... E. arrive à ce moment là, je la laisse avec lui pour appeler ses parents et savoir s'ils peuvent venir le chercher, pendant que j'amène les élèves en récréation.

Je reviens en classe : "alors Théo ?" Emilie me fait signe de ne pas faire de bruit ; Théo dort sur un petit matelas à côté d'elle. Malheureusement ses parents ne peuvent pas venir le chercher (il va même au périscolaire ce soir...), et il s'est endormi presque immédiatement sur son petit lit. Mais il se trouve que nous allons devoir le bouger, sinon il sera vite réveillé par les autres...
Je le réveille en douceur et lui explique qu'on va l'installer en salle des maîtres pour qu'il soit tranquille et qu'il n'y ait pas trop de bruit. Théo hoche la tête, à moitié endormi, et me suit, encore en chaussettes. J'installe le petit lit et lui demande s'il préfère que je lui mette ma veste sur le dos (il avait la sienne en guise de couverture), pour qu'il ait un peu plus chaud. Nouveau hochement de tête, je repars en classe. Je récupère ma veste et reviens en salle des maîtres pour trouver Théo la tête au-dessus de la poubelle, en train de ressortir son déjeuner... Bienbienbien...
Je file lui chercher un mouchoir pour s'essuyer la bouche et un verre d'eau pour se la rincer et l'installe sur son petit lit, poubelle, verre et mouchoirs à côté au cas où. Je mets mon écharpe sous sa tête, ma veste sur lui et le laisse fermer ses petits yeux...

E. vient s'installer à côté de lui pour travailler et s'en occuper, moi je retourne chercher mes élèves pour retourner en classe. J'attends que tout le monde se range, mais évidemment, les élèves se ruent vers moi avec des plaintes plein la bouche. Au bout de cette file, Alice se met à pleurer, me clamant que c'est à cause de Gabriel et de Jade. J'appelle les deux élèves, Gabriel commence lui aussi à pleurer car il est accusé de l'avoir embêté et a terriblement peur de se reprendre une croix ! J'envoie les autres élèves et prend ces deux-là dans un coin pour s'expliquer.
Alice essaye de me raconter son malheur entre deux sanglots : "avant (snif) on était super copains et (snif) on jouait tout le temps ensemble (snif), mais depuis qu'ils sont a-amou-oureux, ben ils veulent plus jouer avec mooooooooouuuuuuaaaaa.......". Je me retiens de sourire. J'avais oublié comme une simple histoire comme celle-ci représente un monde entier quand on a cet âge...
J'écoute Jade et Gabriel qui m'explique qu'Alice voulait jouer au foot mais que eux n'en avait pas du tout envie mais qu'ils auraient bien voulu jouer à autre chose si elle le voulait. On s'explique entre nous, je leur explique qu'il faut qu'il essaye de faire attention à continuer à jouer ensemble s'ils ne veulent pas faire de la peine à leur amie, et j'explique à Alice qu'il faut qu'elle leur explique elle aussi ce qu'elle ressent pour qu'ils puissent comprendre.

On finit par sortir de notre petit coin, je les envoie en classe. A peine le temps de faire 10 pas, M. me chope au passage. Elle me dit qu'on a un petit souci avec un de ses élèves et deux des miens (qui sont tous les trois en train d'attendre sur le pas de la porte). Il y a apparemment eu échange de coup de pieds, pas impossible de savoir qui a commencé. On tombe d'accords toutes les deux que les trois seront donc punis, puisque les trois ont donné des coups de pied. Loan se met doucement à pleurer d'être à nouveau puni, mais tant pis, il faut qu'il comprenne.

Arrivée en classe, les élèves sont rentrés, et je vois E. qui gronde trois élèves. Est-ce que ça va s'arrêter à un moment...?
Elle m'explique que Joriss, Jérémie et Alexis ont menacé plusieurs élèves en disant qu'ils viendrait chez elle avec des kalachnikovs pour les tuer (Jérémie a rajouté au passage que son père était militaire et qu'il prendrait ses armes), et qu'ils poserait une bombe à l'école pour essayer de tuer tous leurs amis. Remarques plus que moyennes en ce moment, il s'agit de ne pas laisser passer ça. E. va en parler avec le directeur et revient cinq minutes plus tard pour leur demander de venir avec elle pour parler avec lui, avec leur cahier de liaison. Je prends un moment pour leur faire un petit sermon, les gronder et leur faire remarquer que je ne comprends pas ce comportement. Que l'an dernier j'avais une classe qui ne venait presque jamais nous voir aux récréations, et qu'ici il ne se passe pas cinq minutes sans que l'on se tape, que l'on s'insulte, ou que l'on se menace. Je leur explique qu'il faut qu'ils comprennent que les élèves dans la cour sont des êtres humains comme eux, et que s'ils n'aiment pas recevoir des coups de pied, qu'ils n'en donnent pas (zut à la fin !). Je me fâche un peu et essaye de les raisonner. Pas un bruit dans la classe, chacun me regarde avec de grands yeux, penauds.

Les trois terreurs reviennent, dix minutes plus tard, en traînant les pieds. Joriss se met à sangloter dans son coin... Je mets tout le monde au travail en leur disant de le faire en silence. A un moment le volume monte un peu, j'entends deux élèves parler trop fort. Je lève la tête et lance un "je ne veux RIEN entendre c'est clair ?". Chacun retourne à son travail, les oreilles baissées et la queue entre les jambes...

A la fin de la journée, chacun sort pour aller se préparer. Patrick passe devant moi et fond en larmes. Je lui demande ce qu'il y a. Dans un gros sanglot et entre deux hoquets, il arrive à me sortir "on-on va-a aller en prisooooooooooooooooonnnnnn !!!!!". Crise de larmes, hoquets et reniflements....
Je chope Joriss au passage et leur explique à tous les deux qu'ils n'iront pas en prison, que c'est absolument impossible, juste pour une bêtise de lancée comme ça dans la cour. "Mai-ais siiiiiii, le directeur l'a diiiiiiiiit.....". E. arrive à ce moment-là et comprend vite ; en effet le directeur aurait dit que si des adultes disait ce genre de choses ils pouvaient se faire embarquer par la police. Je leur explique qu'on parle d'adultes, qu'on les garderait un temps au commissariat pour être sûrs qu'ils ne vont rien faire et fouiller chez eux pour voir si ce qu'ils ont dit est vrai, mais qu'on sait que des enfants ne vont pas faire une telle chose, qu'il est impossible que Joriss aille poser une bombe dans la cour de récréation, et que donc ils n'iront certainement pas en prison.
Joriss sèche ses pleurs et s'en va, Patrick commence vaguement à se calmer. Dans un nouveau sanglot il me dit "ooooouuuuiiii, mais mes paren-ents vont voir le mo-ot ce soiiiiiir........". Je lui dit que oui, qu'il a fait une grosse bêtise aujourd'hui et qu'il va falloir passer ce mauvais moment, qu'il va devoir assumer ses actes. Qu'il va se faire gronder certainement mais que c'est pour qu'il comprenne sa bêtise et que ça n'arrive plus, qu'on grandit en faisant des bêtises comme celle-ci et qu'on apprend grâce à ces bêtises. Il hoche la tête et s'en va avec les autres...

Quelle journée !!

6 commentaires:

  1. En réunion ( oui, encore), la lecture de cette journée de folie a été un régal pour moi. Mais je ne suis pas certain que j'aurai aimé la vivre...

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    1. Merci beaucoup, ça me fait très plaisir de lire ce gentil commentaire !
      Contente de pouvoir te divertir pendant ces réunions barbantes !
      Oui, arrivée à la fin, tu te demandes si tu as été enseignante, élève, maman, assistance sociale ou policière aujourd'hui, mais ça fait partie du métier, et ça mets un peu de piment ! :)

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  2. Bah voui et le bilan me semble largement positif, il l'aurait été totalement si la gourdasse de la bibliothèque avait un tant soit peu préparé. Comme quoi, il ne faut jamais faire confiance...

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  3. Et le dernier commentaire est de moi, évidemment, pas de Marie !

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    1. Ouioui j'avais bien compris !
      Oui c'est pas mal positif, mais le négatif touche un point essentiel du métier en lui-même, du coup ça vexe un peu, d'autant plus qu'elle aurait pu tomber sur une toute autre matinée, bien mieux préparée et bien plus efficace en terme de travail ! Tant pis, c'est fait c'est fait, je serai bien mieux préparée à la prochaine sortie et je ferai mon maximum pour lui prouver que je prépare bien ma classe la prochaine fois !

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  4. C'est formateur de toute façon et n'oublie pas que cette année tu es là pour apprendre !
    Ce sera mieux la prochaine fois !

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